Un séisme peut être décrit par une magnitude, une profondeur, une intensité, un statut de révision et parfois une couleur d’impact. Ces champs ne mesurent pas la même chose. La magnitude estime la taille de la source, la profondeur situe le début de la rupture et l’intensité décrit les secousses en un lieu précis.

Réponse rapide

  • La magnitude estime la taille de la source sismique.
  • La magnitude de moment, Mw, dérive du moment sismique et convient le mieux aux grands séismes.
  • « Richter » désigne généralement la magnitude locale ML.
  • La profondeur signalée va jusqu’à l’hypocentre, point de départ de la rupture.
  • L’intensité décrit les secousses et effets locaux.
  • Le VEI compare la taille explosive des éruptions ; ce n’est pas un niveau d’alerte.
  • PAGER, GDACS et les codes volcaniques expriment un impact ou un statut différent de la magnitude.

Voir sur la carte tous les séismes supérieurs à M 5,0 signalés au cours des dernières 24 heures →

Magnitude et intensité ne sont pas identiques

La magnitude est une estimation unique de la source, même si le catalogue peut la réviser. L’intensité varie selon le lieu : distance, géologie, direction de rupture et vulnérabilité modifient les effets. Taille de la source, secousse locale et impact probable sont donc trois questions distinctes.

Ce que mesure l’échelle de Richter

Dans les années 1930, Charles Richter a conçu une échelle logarithmique locale pour le sud de la Californie. ML relie l’amplitude enregistrée à une correction de distance et à une calibration instrumentale. Elle reste utile pour de nombreux petits événements régionaux, mais les catalogues modernes utilisent aussi mb, Ms, Mw et d’autres types. Tous les appeler « Richter » est inexact.

Pourquoi Mw est privilégiée

Certaines échelles d’amplitude saturent pour les plus grandes ruptures. Mw repose sur le moment sismique, une grandeur physique de la source, et distingue mieux les grands séismes. Une solution rapide peut d’abord utiliser mb ou ML, tandis qu’un petit événement régional peut conserver son type adapté.

Calcul du moment sismique et de Mw

M0 = rigidité × surface de faille × glissement moyen

Pour M0 en newtons-mètres :

Mw = 2/3 × (log10(M0) − 9.1)

Les formes d’onde et parfois les mesures géodésiques servent à l’estimation. Le modèle de Terre et la complexité de la rupture laissent une incertitude. Earthquake24 affiche le type et la valeur de la source sans recalculer Mw depuis un marqueur.

Une unité représente un grand changement

Une unité de magnitude correspond à environ 10 fois l’amplitude et 32 fois l’énergie. Entre M5 et M7, cela représente environ 100 fois l’amplitude et 1 000 fois l’énergie.

ÉcartAmplitudeÉnergie
M4 → M510×32×
M5 → M610×32×
M6 → M710×32×
M5 → M7100×environ 1 000×

Cette énergie ne détermine pas automatiquement les dommages. Une échelle logarithmique admet aussi des magnitudes nulles ou négatives pour de très faibles signaux.

Pourquoi plusieurs magnitudes existent

SymboleNomMesureUsage courant
MLMagnitude localeAmplitude proche corrigéePetits séismes régionaux
mbMagnitude des ondes de volumeOndes P courtesEstimation télésismique rapide
MsMagnitude des ondes de surfaceOndes longues de surfaceGrands événements superficiels
MwMagnitude de momentMoment sismiqueGrandes ruptures
MdMagnitude de duréeDurée du signal décroissantCertains réseaux locaux

Earthquake24 écrit M 6,1 sans type clair et Mw 6,1 uniquement si la source fournit ce type.

Mesure de la profondeur

L’hypocentre est le départ de la rupture sous la surface ; l’épicentre se trouve à la verticale en surface. Les réseaux ajustent latitude, longitude, profondeur et heure d’origine en comparant les arrivées P et S observées avec un modèle de vitesse. La profondeur est souvent moins bien contrainte et peut changer après révision.

Séismes superficiels, intermédiaires et profonds

ClasseLimite d’affichageDescription
Superficiel0 à <70 kmSurface ou lithosphère supérieure
Intermédiaire70 à <300 kmSouvent dans une plaque plongeante
Profond300 à environ 700 kmLithosphère en subduction

Ces limites ne se chevauchent pas et ne constituent pas une échelle de danger.

Voir les séismes récents avec leur profondeur signalée →

Profondeur et secousses observées

Les ondes s’atténuent avec la distance ; une source profonde éloigne généralement la rupture de la surface. Magnitude, mécanisme, durée, fréquences, sédiments, bâtiments et exposition comptent aussi. Earthquake24 ne trace donc aucun rayon générique d’impact ou de sécurité.

Échelles MMI, JMA et EMS-98

ÉchelleMesureParticularité
MMISecousses et effets locauxDegrés romains, pas une magnitude
JMAMouvement instrumental localDix niveaux de 0 à 7, avec subdivisions 5 et 6
EMS-98Effets macrosismiquesDouze degrés, vulnérabilité et dégâts

Un même séisme produit plusieurs intensités. Les méthodes ne sont pas interchangeables.

ShakeMap, Did You Feel It? et PAGER

ProduitQuestion
MagnitudeQuelle taille avait la source ?
ShakeMapComment les secousses se répartissaient-elles ?
Did You Feel It?Qu’ont signalé les participants ?
PAGERQuelles plages de pertes sont plausibles ?

PAGER associe secousses, population exposée et modèles de pertes. Sa couleur reste une estimation rapide et incertaine, non une magnitude, un bilan ou un ordre local.

VEI et statuts volcaniques

Le VEI compare les éruptions explosives d’après le volume de téphra, la colonne, la durée et les observations. Il est généralement présenté de 0 à 8 mais reste ouvert. Il ne mesure pas tous les risques ni le statut actuel.

SystèmeTermesObjet
VEIgénéralement 0–8, ouvertTaille explosive
Volcano Alert LevelNORMAL à WARNINGStatut au sol
Aviation Color CodeGREEN à REDMenace de cendres pour l’aviation

Explorer l’activité volcanique signalée →

Sens distinct des couleurs GDACS

GDACS combine danger, exposition, vulnérabilité et capacité pour estimer une portée humanitaire. Ses couleurs ne sont ni un VEI, ni une magnitude, ni un ordre local. Earthquake24 présente ici ce système externe à titre explicatif ; GDACS n’est pas une source de production active.

Lire un événement Earthquake24

Lire successivement : source et heure d’origine, statut automatique ou révisé, magnitude et type, profondeur, incertitude, produits d’intensité, champ tsunami et heure de traitement. Le champ tsunami n’est pas une alerte. La taille du marqueur représente seulement la magnitude, pas la zone touchée.

Ouvrir la carte des derniers événements signalés →

Questions fréquentes

Richter est-il faux ?

Non. ML reste utile ; le problème est d’appeler toute magnitude « Richter ».

Mw est-elle l’énergie ?

Non. Mw dérive du moment sismique ; l’énergie rayonnée est distincte.

Une magnitude peut-elle être négative ?

Oui, pour un signal inférieur au niveau logarithmique de référence.

La profondeur détermine-t-elle les dommages ?

Non. Elle n’est qu’un facteur parmi plusieurs.

Le champ tsunami est-il une alerte ?

Non. C’est une métadonnée de la source.

Le VEI est-il un statut actuel ?

Non. Il compare la taille explosive.